Environnement

Le village de La Calmette se situe sur une petite colline qui domine la plaine du Gardon au nord et bordé de collines boisées au sud.
A l’intersection de deux voies de circulation importantes (axe Nîmes-Alès-ex voie Régordane et axe Sommières – Uzès), ce village a de tout temps été un lieu de passage de populations.

Une garenne importante existait au XIXe siècle. Des chasses à courre s’y donnaient alors car le plateau était aménagé avec de larges allées bien tracées, ornées de bornes gravées du nom de quelque divinité ou personnage antique. Inutile de dire que depuis la nature a repris ses droits.

Les Buissières, entre Dions et La Calmette, « existait un parc presque naturel dont les buis immenses étaient le plus bel ornement de multiples allées. Ces buis, devenus des arbres véritables le disputaient à ceux des hautes futaies… Abandonnés à eux-mêmes pendant la Révolution, la nature a repris ses droits et ils formèrent une véritable forêt faisant corps avec les grands chênes des environs… Au milieu du siècle dernier, de nombreux Nîmois envahissaient encore le parc le dimanche, venant y chercher un peu de fraîcheur… » (A. Bernardy – en remontant la Gardonnenque). Plus tard ces buissières furent rasées et la garrigue dénudée se revêt aujourd’hui peu à peu des repousses.

Les collines qui forment une barrière naturelle au sud du village sont boisées de pins parasols, de pins d’Alep, de chênes blancs et de chênes-kermès. Elles se transforment en garrigue jusqu’aux portes de Nîmes, préservées de l’urbanisation par le camp militaire des Garrigues et l’espace de découverte de clos Gaillard.

La garrigue, merveilleux écosystème méditerranéen avec ses parfums et sa faune particulière. Son nom provient de la racine « gar »qui signifie pierre, rocher. Ici poussent des plantes qui ont su s’adapter aux climats secs et rudes des étés brûlants. Oiseaux, lézards, couleuvres, scorpions, papillons et araignées endémiques côtoient sangliers, renards et daims au milieu des cades, genévriers et arbousiers. Les chèvrefeuilles et les genêts se mêlent à la sarriette, au thym, au romarin et au ciste de Montpellier. L’asphodèle joue avec les chicorées sauvages et autres plantes, graminées crucifères et légumineuses.
Les hommes y ont bâti des clapas et quelques capitelles de pierres sèches pour protéger les troupeaux de chèvres et moutons ou délimitervignobles et oliveraies.
(Petite histoire rapide de la garrigue : sous l’action de la poussée des Pyrénées, le sol calcaire se compresse et se soulève, obligeant les rivières dont l’œuvre minérale est plus rapide que la tectonique des plaques creuser toujours plus profond leur lit dans le calcaire tendre. Vers 7000 av JC, l’homme «chasseur-cueilleur» va élever des moutons et cultiver le blé (on a retrouvé du blé vieux de 6700 ans dans le Gard) : brulis et machouillage des brebis ont raison des forêts. Vers 5000 av JC, le climat clément accentue le phénomène, l’homme sédentaire défriche, incendie et épierre à tout-va. Plus tard, ce seront les besoins en bois qui accélèrent le processus. Le paysage de garrigue nait. Aujourd’hui, elles sont désertées par les brebis et les hommes. Le chêne-kermès et le chêne vert regagnent en quelques années le terrain et la garrigue évolue à nouveau.)
Au nord s’étend la plaine de la Gardonnenque, riche de terres agricoles faite de limon fertile et de cailloux roulés, avec ses vignes, vergers, champs de blé et champs de maraîchers. Là, à ses pieds, le Gardon formait il y a longtemps un grand lac avant de se faufiler en méandres dans les gorges sauvages au beau milieu du massif des garrigues. C’est dans cette plaine que le Gardon inonde souvent que se trouvait Massillan, petit village intégrant la commune et qui a disparu englouti par la terrible inondation de septembre 1403. Cette plaine s’étend jusqu’au Mont Bouquet (620 m) dont la silhouette se dessine dans le paysage calmettois comme un gardien silencieux.

Le Gardon(139 km),gardons d’Alèset d’Anduze (de Mialet, de St-Jean-du-Gard)enfin réunis« après le parcours tourmenté de ses origines cévenoles » devient rivière tranquille dans la vaste plaine de Gardonnenque. De nombreuses carrières de sable et graviers ont perturbé son cours durant le siècle dernier et sont aujourd’hui mieux encadrées. Souvent à sec en été, cette agréable rivière poursuit sa course souterraine jusqu’aux sources des gorges avant Collias et n’offre plus de plage rafraichissante aux habitants de La Calmette. De nombreux oiseaux y trouvent cependant leur bonheur ainsi que quelques castors ou ragondins.
Le ruisseau deBraune longe La Calmette au nord. Il rejoint le Gardon à Dions et s’il a participé dans le temps à d’agréables promenades sur ses berges ou alimenté le moulin de la minoterie, il participe aussi aux inondations de la plaine quand il s’associe au «Gardonnades». D’autres petits ruisseaux coulent autour du village de façon épisodique comme le Rieu qui le traverse.

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